Vision des jeunes sur l’eau

1. Introduction

Iris Hustin, de religion hébraïque, 16 ans,
élève à l'Athenée Royal de Nivelles. (présentation en français)

Je voudrais tout d'abord remercier Madame Wisnia pour m'avoir permis d'être ici aujourd'hui et de m'avoir accordé sa confiance.

J'aimerais attirer votre attention sur le bien le plus précieux que nous possédons.
Plus précieux encore que le pétrole ou l'or, j’aimerais vous parler de l'eau. Sans elle, pas de vie, pas de verdure, seulement un immense désert.

Cette ressource naturelle est à la base de toute chose sur Terre.
Où qu'elle passe, elle transforme le paysage. Si nous prenons par exemple le pays d'Israël. Il n'y a pas si longtemps, c'était encore un désert. Mais regardez ce que ce désert est devenu. Aujourd'hui, c'est un pays magnifique avec une végétation luxuriante. C’est la même chose pour le delta du Nil…

L'eau peut accomplir ce miracle mais ensemble et tournés vers l'avenir, les hommes peuvent largement y contribuer. Plusieurs peuples ont tenté de l'exploiter en citoyens responsables, soucieux de laisser aux générations futures la jouissance de ce trésor.
Aujourd'hui, je veux représenter cette génération future, vous sensibiliser à cette ressource d'une valeur inestimable qu'est l'eau.

Trop longtemps, nous l'avons crue inépuisable, mettons tout en oeuvre, dès aujourd'hui, pour la préserver et ainsi continuer l'œuvre de nos ancêtres.

Je me sens impliquée dans ce projet, car j'ai la chance d'habiter dans un pays où l'eau n'est pas en manque par rapport aux enfants qui chaque jour doivent combattre le manque d'eau.

2. L’eau, un problème urgent

Anissa Gharmaoui a 12 ans.
Elle est musulmane. Elle vient de l’école de Letterboom à Bruxelles
.
(présentation ennéerlandais)

L’eau est une ressource indispensable pour notre vie que ce soit pour l’agriculture, l’industrie ou nos besoins quotidiens.
Aujourd’hui nous sommes confrontés à un problème de taille : certaines de nos ressources en eau se tarissent. Dans le même temps, les besoins de la planète en eau ne cessent d’augmenter.
L’eau est donc un problème urgent qui n’est plus celui des générations futures mais un problème actuel qui concerne les populations du monde entier.
Devant ce problème, seul une prise de conscience mondiale nous permettra une meilleure gestion de cette ressource aussi rare que précieuse. Cependant si ce problème est inquiétant, il n’est pas une fatalité.

Jackson (dit Bobby) Tchatchoua 11 ans, de l’école Ste Trinité Cardinal Mercier.

Le manque d’eau dans certains pays n’est pas dû à un manque de ressources mais bien souvent à un manque de gestion, sinon comment expliquer que le Bénin ayant 100 m3 d’eau par an et par habitant de plus que la France souffre plus du manque d’eau potable ?
Comment pouvons-nous encore accepter que des milliers d’enfants ou de femmes mettent en péril chaque jour leur éducation, leur sécurité ou leur bien-être pour pouvoir accéder à cette ressource indispensable tandis que dans d’autres pays l’eau est gaspillée ?

3 . L’eau un problème au cœur des préoccupations des institutions

Uday Partap Singh a 14 ans et il est hindou.
Il fréquente le centre culturel hindou de Bruxelles.
(présentation en néerlandais)


Cette année a été déclaré année de la prise de conscience citoyenne par l’Union Européenne et les Nations unies ont déclarén 2013:, l’ Année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau qui réaffirme les objectifs de développement relatifs à l’eau et à l’assainissement arrêtés au niveau international, dont ceux énoncés dans la Déclaration du Millénaire7, et déterminée à atteindre l’objectif consistant à réduire de moitié d’ici à 2015 la proportion de personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable ou n’ont pas les moyens de s’en procurer.
L’initiative qui est basée sur la coopération pour lutter contre le problème de l’eau sur Terre s’inscrit donc totalement dans la démarche de ces institutions. Ces institutions sont primordiales dans cette lutte, c’est elles qui permettront de concevoir, notamment sur le plan juridique, une meilleure gestion de cette ressource au niveau mondial. Cependant cette lutte ne doit certainement pas s’arrêter à ces institutions mais doit concerner chaque citoyen pour pouvoir réaliser un changement concret.
Ceci est directement recommandé par nos écritures :
- L’eau est vitale et il n’y en a pas assez
- L’eau est sacrée pour l’hindouisme et nous devons la préserver pour le bien de tous
- Actuellement l’accès à l’eau est mal gérée et il y a beaucoup à faire dans ce domaine .

 

4. L’eau est un problème qui inonde de nombreux autres domaines

Andreas Debrabandere a 10 ans. Il est bouddhiste.

L’eau est un problème qui ne s’arrête pas avec l’eau. Il est souvent facteur de nombreuses autres crises : guerres, pauvreté, santé, … L’eau est déjà employée10 ans comme arme de guerre dans plusieurs régions de monde. …
Résoudre la question de l’eau dans le monde reviendrait donc à traiter de nombreux autres problèmes qui en découlent.

5. L’eau, un produit qui ne peut être marchandisé

Texte de Laure Barbé, 16 ans, non croyante du lycée français

Texte lu par Sabrina Didri, 12 ans de l'école de Tournai
En août 2008, l’Institut économique de Montréal a publié un cahier de recherche intitulé « L’exportation d’eau douce pour le développement de l’or bleu québécois ». Cette publication fait partie des nombreux exemples de la banalisation grandissante et accélérée par la crise de l’eau en tant que produit commerciale.
Ce nouveau marché profiterait de l’urgence de la situation de certains pays pour réaliser des milliards de dollars de bénéfice.
Nous ne pouvons pas cautionner ce nouveau marché qui mettrait en danger la vie de milliers de personnes.
Rappelons-nous que l’accès à l’eau potable a été déclaré « droit fondamentale » par les Nations Unies et qu’il ne doit donc être mis en danger ni par des transactions commerciales ni par une privatisation des ressources.